Le Comminges à l'ère industrielle. Marquise gare de Saint-gaudens

Le Comminges à l’ère industrielle

L’évolution du Comminges à l’ère industrielle

En France, c’est la période qui passe progressivement d’une économie agricole et artisanale à une économie industrielle basée sur les machines et la production de masse. Le Comminges à l’ère industrielle connaît des transformations importantes mais l’industrialisation y reste limitée et liée aux ressources locales

Au début du XIXe siècle, le Comminges reste un territoire majoritairement agricole. Les villages sont nombreux et vivent de l’agriculture locale.

L’industrie du Comminges se développe surtout grâce aux ressources du massif pyrénéen avec les carrières de marbre autour de Saint-Béat-Lez (marbre utilisé dans l’architecture et la sculpture) son exploitation est déjà ancienne mais elle se modernise au XIXᵉ siècle.
On a aussi les forges et métallurgie qui utilisent le minerai local.
L’énergie hydraulique se développe tou comme les scieries et travail du bois qui sont liées à l’abondance des forêts. Ces activités restent artisanales ou semi-industrielles.

L’arrivée du chemin de fer au XIXᵉ siècle change beaucoup la région avec des lignes plus ou moins grandes comme la ligne Toulouse – Saint-Gaudens – Luchon (ouverture de la gare de Bagnères-de-Luchon en 1873), des lignes plus petites qui relient le Comminges au Gers pour rejoindre les grandes lignes (Boulogne-sur-Gesse/L’Isle-en-Dodon/Gimont…) cela facilitent le transport plus rapide des marchandises donc il y a un développement du commerce et une nouvelle activité avec l’arrivée de visiteurs et curistes.

Le XIXᵉ siècle voit le développement du thermalisme, très important dans les Pyrénées, comme à Bagnères-de-Luchon qui devient une station thermale réputée, fréquentée par la bourgeoisie et l’aristocratie européenne, il faut construire des hôtels, plus tard des casinos et des établissements thermaux. Le tourisme devient une activité économique majeure

L’industrialisation, même modeste, entraîne progressivement un exode rural d’habitants qui quittent les montagnes et les campagnes pour les villes ou d’autres régions industrielles, voire même pour tenter leur chance à l’étranger.

C’est à ce moment que des villes petites évoluent et voient leur population s’accroitre comme Saint-Gaudens mais aussi Boulogne-sur-Gesse, Aurignac, L’Isle-en-Dodon, avec un développement du commerce et de l’artisanat.

L’évolution des techniques et l’augmentation de la population entraînent des remaniements dans les villages et villes du Comminges. On s’adaptent toujours en agrandissant les églises, les monuments, on rénove encore le patrimoine ancien pour améliorer ses capacités et usages. Les cités comtales perdent leurs fortifications, on comble les fossés qui les entouraient, on détruit et on reconstruit créant de nouveaux cadastres, des fonctions administratives se développent dans les villes, des mairies sont construites comme à Saint-Gaudens, L’Isle-en-Dodon, Boulogne-sur-Gesse, Montréjeau…

Au niveau national c’est à l’ère industrielle que la Tour Eiffel est présentée à l’exposition universelle de 1889, qui sera la première grande exposition universelle qui sera un grand succès.

Des sites créés en Comminges à cette époque

La Halle aux grains de saint-Gaudens

Créée en 1843, de style néo-classique avec colonnes et arcades, c’est un marché couvert pour le commerce du blé et des produits agricoles.
Aujourd’hui devenu la Halle gourmande, elle garde sa fonction de marché couvert et abrite des producteurs locaux.


Le Musée de Saint-Gaudens

Le XIXᵉ siècle voit aussi apparaître de nouveaux bâtiments administratifs d’architecture néo-classique monumentale, symbole du développement de la ville.
Ancienne mairie de Saint-Gaudens de 1870 à 1874, c’est aujourd’hui le musée Arts & Figures des Pyrénées Centrales.

Le Château et domaine de Valmirande

Construit entre 1893 et 1899 à l’initiative de Bertrand De Lassus, par l’architecte Louis Garros, il est de style néo-gothique.
À noter les modifications de l’hôtel De Lassus à cette époque avec l’ajout d’un étage entier coiffé de hautes toitures.