
Le Comminges de nos jours
le Comminges de nos jours & son développement
Dans la continuité de l’ère industrielle, le Comminges au XXe et au XXIe siècles voit l’essor d’industries diverses.
Le XXe siècle voit en effet le développement des centrales hydrauliques. Elles sont apparues pour les premières à la fin des années 1890, elles sont nombreuses un peu partout à partir de 1900 jusqu’aux années 50 où l’électricité va progressivement prendre le relais.
Le Comminges connaît au XXᵉ siècle des transformations profondes : déclin rural, guerres mondiales, modernisation agricole et mutation économique.
La Première Guerre mondiale frappe durement le Comminges avec beaucoup d’hommes mobilisés. Il y a de nombreux morts dans les villages ce qui pousse à la création de constructions de monuments aux morts pour rendre hommage à leur bravoure. Une baisse de la démographie notamment dans les zones rurales en est la conséquence directe, il faut ajouter à cela la migration vers les villes pour des raisons économiques, on cherche à améliorer sa situation en allant dans les villes chercher du travail.
Entre les 2 guerres de1920 à 1939 : amélioration progressive des routes et transports, début de la mécanisation agricole mais la région reste économiquement fragile.
La Seconde Guerre mondiale touche aussi la région, après 1942, lorsque la zone libre est occupée. On voit se développer des maquis notamment dans les Pyrénées, rôle d’aide à la fuite vers l’Espagne pour résistants et juifs, il y a une organisation de résistance locale car les montagnes du Comminges offrent des refuges stratégiques. Après la guerre, le déclin démographique s’accélère, on voit des écoles et des commerces fermer.
La ville de Saint-Gaudens et ses alentours deviennent un centre industriel régional avec l’industrie chimique, l’aluminium et des petites usines.
Le gisement de gaz naturel de Saint-Marcet est le premier gisement de gaz naturel découvert en France, en 1939, il mène à la création de la Régie Autonome des Pétroles, qui deviendra plus tard ELF. En 1959, c’est la création de l’usine Cellulose Aquitaine, qui deviendra Fibre Excellence que nous connaissons aujourd’hui. Ces 2 industries chimiques sont d’une grande importance pour l’économie locale avec d’importantes créations d’emplois, un travail dur mais mieux rémunéré que certains autres secteurs, comme celui de l’agriculture.
L’hôtel de Lassus voit encore son aspect se modifier avec de nouveaux travaux en ce XXe siècle.
La place de l’ART et de la peinture dans le Comminges
La peinture a une place importante déjà à cette époque puisqu’à l’initiative de différents abbés, des peintres vont laisser un patrimoine riche dans les années 40-50 en Comminges, il s’agit de Nicolaï Greschny et de René Gaston-Lagorre.
Le Musée de peinture à Saint-Frajou dont l’artiste peintre Ksenia Milicevic a offert une trentaine de ses œuvres pour que naisse ce lieu et que des conférences, expositions et ciné-Art puisse s’y développer, avec un salon international sur l’Art Résilience et une biennale internationale de dessin d’enfants.
Le centre d’Art contemporain de la Chapelle Saint-Jacques est un autre lieux qui met en avant les Arts avec une programmation riche chaque année, la peinture y est un art bien présent ainsi que dans les autres musées du territoire comme celui des Arts et Figures des Pyrénées Centrales.

Nicolaï Greschny
Nicolas Greschny né en Estonie en 1912 dans une famille de peintres d’icones, il n’a que 5 ans quand il fuit son pays (faisant partie de l’empire russe) avec sa famille pour échapper aux Bolchéviks. A 20 ans, il part à Berlin pour étudier les Beaux-Arts, à la même époque Hitler arrive au pouvoir en 1933, persécuté par le régime il est emprisonné puis s’enfuit en Belgique et arrive à Toulouse en 1940 où il poursuit ses études à l’institut catholique jusqu’en 1942. À l’arrivée des Allemands en novembre 1942, Il par à Albi où il finira ses études au Grand Séminaire. Il arrive en Comminges en 1949 pour réaliser 2 grandes commandes, celui de la Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs à Miramont-de-Comminges à la demande de l’abbé Laffargue et celui de l’église Saint-Pierre-du Cuing à la demande de l’Abbé Ajustron. En 1950, Albert Salomon, propriétaire des thermes d’Encausse-les-Thermes fait appel à lui pour orner le pavillon de la buvette, ses seules fresques profanes. L’abbé Ajustron lui demandera de décorer la chapelle du baptistère de l’église de Saint-Plancard. Il peindra aussi dans le chœur de l’église Saint-Michel de Férrère en Barousse et de la chapelle Saint-Jean de Ponlat. En remerciement pour l’hospitalité des prêtres et des instituteurs, il offrira ses talents en peignant des fonds baptismaux (Encausse, Miramont, Mauléon-Barousse) et dans l’école de Saint-Plancard. (À lire dans le revue de la Société des Études du Comminges)

René Gaston-Lagorre
René Gaston-Lagorre, né à New-York en 1913, ses parents sont originaires de Seix en Ariège, ils partent en 1910 à New-York ouvrir un restaurant mais reviendront dans les années 20 en Ariège, à Seix où grandira René. Son instituteur le pousse à faire les beaux-Arts à Toulouse, il gagnera des prix qui lui permettra d’obtenir une bourse d’études et de continuer ses études aux Beaux-Arts de Paris où il sera là aussi primé.
Gaston-Lagorre, dans sa vingtaine sera contacté par l’abbé Carrère vers 1937 pour peindre dans l’église de Saint-Laurent-sur-Save des fresques religieuses. Ce sera un élan dans sa jeune carrière, à l’Isle-en-Dodon, il peindra des fresques sur les 4 saisons en hommage à cette terre nourricière dans les années 40 puis après la guerre un tableau sur le massacre du Maquis de Meilhan et une allégorie de la République, ces œuvres sont visibles à la salle du conseil de la mairie de L’Isle-en-Dodon. D’autres demandes à Boussens et en Ariège… Il exposera à l’international dans sa longue carrière.
Les courses automobiles à Saint-Gaudens
Le sport et la culture font partie des changements de cette époque, certes réservés au début à une catégorie privilégiée de la population, ces deux domaines vont se démocratiser au fil du temps, notamment avec les avancées sociales qui donnent des droits aux travailleurs, les heures de travail sont mieux encadrées, on a plus de temps… À Saint-Gaudens, en 1924 est créé le circuit automobile du Comminges qui accueille de nombreuses courses jusqu’au milieu des années 50. Aujourd’hui, le musée du Circuit Automobile du Comminges est implanté au niveau du circuit et raconte les grandes aventures de cette période.

Le Circuit du Comminges
Créé en 1925 par EUGENE AZEMA, professeur de philosophie, passionné de sport automobile (également créateur du syndicat d’initiative de Saint Gaudens) le circuit du Comminges a connu 34 éditions du grand prix entre 1925 et 1954.
Le Musée du Circuit automobile du Comminges regroupe toute l’histoire documentée sous toutes formes des 18 Grands Prix Autos et 16 Grands Prix Motos du Comminges durant la période 1925/1954. Il comporte un « espace historique » avec toute l’histoire sportive du Circuit et les grands événements comme les Grands Prix de France (ACF).
Dans ce musée vous pourrez admirer, pour les petits et les grands, une réplique (à l’échelle 1/2) d’une formule 1 des années 1970. Ce modèle, équipé d’un moteur de 125 cc ou 250 cc, peut servir pour l’initiation au pilotage sur piste privée.
Une programmation d’événements à ne pas rater vous attends toute l’année, consultez l’agenda pour les dates et manifestations.